Les productions présentes d'Arnaud Schmeltz sont comme des accidents de terrain volontaires qui donnent l’illusion de rallonger longuement son parcours initiatique et de rétrécir légèrement les vallées fertiles de son imaginaire prolixe.

Il choisit, prestidigitateur de figures de style et de symboles en apparence usités, précisément ces endroits où l’espace tend à se contracter et le temps à se dilater, pour établir des aqueducs impressionnants entre son enfance " voyageuse " et son actualité de faux sédentaire.

Sans pseudo - intellectualisme à la signifiant / signifié, Arnaud Schmeltz comme dirigé par son " marker " magique donne une expressivité toute particulière à son propos de somnambule, à la lisière de l'irréel et de la simplicité des signes.

Un parcours cacophonique assumé

A la faculté, Arnaud Schmeltz passe de la Philosophie au Droit sans oublier l’Histoire / Archéologie dont il gardera d’ailleurs un goût très prononcé. Il s’oriente ensuite vers les métiers de la communication visuelle et graphique en intégrant l’E.S.R.A. (École Supérieure de Réalisation Audiovisuelle) et en rejoignant la prestigieuse Académie Charpentier.

Une enfance heureuse fantasmée

Né à Paris en 1968, son enfance est traversée de nombreux voyages en Europe, en Afrique du Nord et en Amérique du Nord.

L’univers post-exotique d’Arnaud Schmeltz donne à lire des images hallucinatoires qui rendent éminemment présents et de façon récurrente, visages, corps de personnages, chimères, éléments architecturaux et autres objets fantasmagoriques.

Il en résulte ici, une œuvre multidimensionnelle qui permet une approche sensible du monde. Sans tomber dans un manichéisme classique entre bien et mal, celle-ci s’inscrit tout naturellement dans une dualité ordre/chaos.

Une actualité carrément décalée

Arnaud Schmeltz travaille avant tout en duo parfaitement synchronisé avec Laurence Schmeltz dans le cadre de l’entité « bicéphale » ALS.Créations !

Pour ces expositions, Arnaud Schmeltz sans s’opposer aux schémas binaires de son fonctionnement habituel, transgresse des frontières nouvelles en s’aventurant dans l’espace mobile de la dichotomie.

C’est inédit, rafraichissant et tout en dissonance maîtrisée.